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Simulateur

Explorer, sans prédire.

Testez l’effet d’hypothèses budgétaires sur la dette publique, avec ou sans le chiffrage d’un programme. Un outil pour comprendre les mécanismes, pas pour anticiper un résultat électoral.

1. Choisir un programme

Sélectionnez un programme chiffré pour voir ce qu’il changerait à la trajectoire de la dette, ou gardez la trajectoire sans programme.

2. Paramètres du scénario

Les valeurs proposées par défaut sont des hypothèses publiques, chacune sourcée. Ce sont des entrées de modèle : elles ne constituent pas des engagements.

Hausse du volume de la production, hors inflation, chaque année. Entre −1,0 % par an et 3,0 % par an ; par défaut 1,2 % par an.

Hausse des prix de la production nationale (déflateur du PIB), qui gonfle le PIB en euros et allège d'autant le poids de la dette. Entre 0,0 % par an et 4,0 % par an ; par défaut 1,3 % par an.

Taux auquel l'État emprunte à dix ans. Il ne pèse d'abord que sur la dette renouvelée, puis gagne peu à peu toute la dette. Entre 0,5 % et 7,0 % ; par défaut 3,8 %.

Solde des comptes publics avant intérêts, en part du PIB. Négatif, l'État emprunte aussi pour ses dépenses courantes ; positif, il dégage de quoi payer une partie des intérêts. Par défaut, le niveau de 2025 : aucun effort. Entre −5,0 % du PIB et +3,0 % du PIB ; par défaut −2,9 % du PIB.

Année où le solde primaire visé est atteint ; il y va en ligne droite depuis 2025, puis y reste. Entre 2026 et 2035 ; par défaut 2029.

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3. Résultats

Les résultats s’afficheront ici.

Renseignez les hypothèses puis cliquez sur « Calculer le scénario ».

Un scénario, pas une prévision.

Ce simulateur illustre, à l’aide d’une formule comptable simple, comment différentes hypothèses peuvent influencer la dette publique. Il ne constitue pas une prévision et ne remplace pas l’analyse des programmes et de leurs mesures détaillées.

Ce simulateur applique une formule comptable, sans modèle économique : un effort budgétaire n'y ralentit pas la croissance, et une dette plus lourde n'y fait pas monter les taux. Les curseurs sont constants sur toute la période.

Le taux apparent de départ et le solde primaire de 2025 sont calculés à partir des comptes de l'INSEE ; la formule reproduit la dette de fin 2025 à 0,15 point près, l'écart tenant aux opérations qui touchent la dette sans passer par le déficit.

Hypothèses, sources et méthode

Dette publique fin 2025 : 115,7 % du PIB
INSEE, Insee Première n° 2106, « Le compte des administrations publiques en 2025 », 29 mai 2026 : « La dette publique au sens de Maastricht augmente de 154,4 Md€ en 2025 et s'établit à 3 460,5 Md€. La dette publique en point de PIB augmente à 115,7 %, après 112,6 % fin 2024. » Voir la source (site externe)
PIB 2025 : 2 991 Md€
INSEE, Insee Première n° 2105, « Les comptes de la Nation en 2025 », 29 mai 2026 : le PIB « atteint 2 991,1 milliards d'euros » (compte provisoire), +1,9 % en valeur. Voir la source (site externe)
Taux apparent de la dette : 1,9 %
Calcul à partir de l'INSEE : intérêts versés par les administrations publiques en 2025, 64,7 Md€ hors SIFIM (Informations rapides n° 78, 27 mars 2026), rapportés à la dette moyenne de l'année, (3 306,1 + 3 460,5) / 2 = 3 383,3 Md€ (Insee Première n° 2106) : 1,91 % [calcul]. Voir la source (site externe)
Solde primaire 2025 : −2,9 % du PIB
Calcul à partir de l'INSEE : déficit public 2025 de 152,5 Md€ moins 64,7 Md€ d'intérêts, soit un déficit primaire de 87,8 Md€, 2,94 % du PIB de 2 991,1 Md€ [calcul] (Informations rapides n° 78, 27 mars 2026 ; Insee Première n° 2105 et 2106, 29 mai 2026). Voir la source (site externe)
Durée de vie moyenne de la dette : 9,1 ans
Sénat, rapport général n° 139 (2025-2026) sur le projet de loi de finances pour 2026, tome I : « la durée de vie moyenne de la dette à moyen et long terme étant, au 30 septembre dernier, de 9 ans et 41 jours selon l'Agence France Trésor ». Voir la source (site externe)
Croissance réelle du PIB (valeur par défaut) : 1,2 % par an
Haut Conseil des finances publiques, avis n° HCFP-2026-3 relatif au rapport d'avancement annuel 2026, 17 avril 2026, § 74 et tableau 11 : croissance potentielle estimée par le Gouvernement à 1,2 % par an (1,0 % en 2029) ; la prévision de croissance pour 2026 est de 0,9 %. Voir la source (site externe)
Inflation (prix du PIB) (valeur par défaut) : 1,3 % par an
Haut Conseil des finances publiques, avis n° HCFP-2026-3, 17 avril 2026, § 37 : « La prévision de déflateur du PIB est révisée à la baisse à 1,3 % (contre 1,5 % au PLF 2026). Cette prévision est plausible ». Voir la source (site externe)
Taux des nouveaux emprunts (valeur par défaut) : 3,8 %
Sénat, rapport général n° 139 (2025-2026), Engagements financiers de l'État : hypothèse du projet de loi de finances pour 2026, « les taux à 10 ans continueraient à croître, pour s'élever à 3,7 % fin 2025 et à 3,8 % fin 2026 ». Voir la source (site externe)
Solde primaire visé (valeur par défaut) : −2,9 % du PIB
Niveau de 2025 : déficit public de 152,5 Md€ moins 64,7 Md€ d'intérêts, soit −2,94 % du PIB (INSEE, Informations rapides n° 78, 27 mars 2026 ; Insee Première n° 2105, 29 mai 2026) [calcul], arrondi à −2,9 %. Voir la source (site externe)
Atteint en (valeur par défaut) : 2029
Échéance du retour du déficit public sous 3 % du PIB fixée dans la procédure pour déficit excessif : « faire revenir sous 3 points de PIB le déficit d'ici 2029 » (Haut Conseil des finances publiques, avis n° HCFP-2026-3, 17 avril 2026, synthèse). Voir la source (site externe)

Comment la dette évolue

La dette grossit quand le taux d'intérêt dépasse la croissance du PIB en valeur (l'effet « boule de neige ») et quand les comptes publics sont en déficit avant même de payer les intérêts (solde primaire négatif).

Le taux payé sur l'ensemble de la dette ne suit le taux du marché que lentement : chaque année, seule une partie de la dette arrive à échéance et est empruntée de nouveau.

Le moteur de calcul

Le calcul est celui du simulateur « Où va la dette ? » de SensPo, repris à l’identique et effectué dans votre navigateur : aucune donnée saisie n’est envoyée ni conservée. Le chiffrage des programmes est celui publié par SensPo, avec sa fourchette basse et haute.