
L’essentiel
Jean Lassalle fait partie des candidatures pressenties à l’élection présidentielle de 2027, sous l’étiquette RPS. Les sondages où figure Jean Lassalle sont présentés enquête par enquête (institut, dates de terrain, hypothèse testée), sans moyenne ni classement.
Parcours
Repères
- Depuis 2016
Membre de Résistons !
En cours - Date non publiée
Non documenté
Député·e de la 4e circonscription du 64
En cours - 2017 – 2022
Député
15e legislature
- 2012 – 1899
Député - Pyrénées-Atlantiques (4e circ.)
- 2012 – 2017
Député
14e legislature
- 2007 – 2016
Membre du Mouvement démocrate - 2007 – 2012
Député
13e legislature
- 2002 – 2007
Député
12e legislature
- Jusqu’en 2007
Membre de l’Union pour la démocratie française
Biographie
Jean Lassalle, né le 3 mai 1955 à Lourdios-Ichère, un petit village de la vallée d'Aspe, dans les Pyrénées-Atlantiques, est un homme politique français, figure atypique de la vie publique nationale. Issu d'une famille de bergers pratiquant la transhumance, il grandit dans cette vallée pyrénéenne dont il ne se départira jamais, y compris au faîte de sa carrière parlementaire. Sa langue maternelle est le béarnais, qu'il continue de pratiquer et dans lequel il signe parfois « Jan de Lassala ». Il est marié à Pascale et père de quatre enfants, parmi lesquels Thibault Lassalle, devenu joueur de rugby professionnel.
Après des études classiques marquées par l'apprentissage du latin et du grec, Jean Lassalle se forme comme technicien agricole, spécialisé dans l'hydraulique et l'aménagement du territoire. Il fonde ensuite un bureau d'études employant une dizaine de salariés, activité professionnelle qu'il mène de front avec ses premiers engagements publics.
À 21 ans, en mars 1977, Jean Lassalle devient l'un des plus jeunes maires de France en étant élu à la tête de Lourdios-Ichère, commune qu'il dirige pendant quarante ans, jusqu'en 2017. Il est également conseiller général des Pyrénées-Atlantiques de 1982 à 2015, et vice-président de l'assemblée départementale de 1991 à 2001. De 1988 à 2002, il est le suppléant du député RPR Michel Inchauspé, ce qui le prépare à sa propre carrière parlementaire. Il préside par ailleurs le Parc national des Pyrénées de 1989 à 1999, puis le comité départemental du tourisme de 2001 à 2011.
Jean Lassalle acquiert une notoriété nationale en 2006, lorsqu'il entame le 7 mars une grève de la faim pour protester contre le projet de délocalisation de l'usine Toyal, spécialisée dans la transformation de l'aluminium, qui menace l'emploi dans la vallée d'Aspe. Après quarante jours de jeûne, il a perdu 31 kilogrammes et est hospitalisé en urgence absolue le 14 avril. Face à la gravité de la situation, le président de la République Jacques Chirac, le premier ministre Dominique de Villepin et le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy interviennent personnellement : l'entreprise renonce à son projet de délocalisation. Jean Lassalle met alors fin à sa grève de la faim, dont il gardera des séquelles de santé durables.
Jean Lassalle est élu député de la 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques en 2002 et conserve ce siège pendant vingt ans, jusqu'en 2022, à travers quatre législatures successives. Il est réélu en 2007 à l'occasion de la seule triangulaire de cette élection législative, en 2012 avec 50,98 % des voix au second tour, puis en 2017 avec une avance de deux mille voix seulement sur son adversaire investi par La République en marche.
Sur le plan parlementaire, il siège d'abord au sein du groupe UDF (2002-2007), avant de devenir non-inscrit de 2007 à 2020, puis de rejoindre le groupe Libertés et Territoires de 2020 à 2022. Il est par ailleurs vice-président du MoDem de 2010 à 2016, avant de fonder, en 2016, son propre mouvement, Résistons !, qu'il préside depuis.
En juin 2003, pour défendre le maintien d'une brigade de gendarmerie près du tunnel du Somport, Jean Lassalle interprète en pleine séance de questions au gouvernement le chant béarnais « Aqueros Mountagnos » devant le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, geste qui contribue au maintien de la brigade. En novembre 2018, il porte un gilet jaune dans l'hémicycle en soutien au mouvement social, ce qui lui vaut une amende de 1 500 euros.
Ses votes traduisent un conservatisme social assumé : il vote contre le mariage entre personnes de même sexe en avril 2013, s'oppose à la loi sur les signes religieux à l'école en février 2004, et est le seul député à voter contre la nouvelle loi montagne en 2016. Il s'oppose également, en 2021 et 2022, à la vaccination obligatoire et au passe sanitaire.
Entre avril et décembre 2013, Jean Lassalle réalise une traversée de la France à pied de plus de 5 000 kilomètres, au cours de laquelle il recueille les doléances des habitants dans des « cahiers de l'espoir », en écho aux cahiers de doléances de l'Ancien Régime. Il présente les résultats de cette démarche au président de la République et aux présidents des deux assemblées le 22 avril 2014.
En 2014, Jean Lassalle effectue une tournée dans douze pays européens, au cours de laquelle il rencontre notamment la chancelière allemande Angela Merkel, et critique ce qu'il perçoit comme un déficit démocratique et une crise identitaire de l'Union européenne. Il se déclare eurosceptique, affirme qu'il aurait voté en faveur du Brexit, et avait voté non aux référendums sur les traités de Maastricht en 1992 et sur le traité constitutionnel européen puis le traité de Lisbonne en 2005. Il plaide pour une sortie de la France de l'OTAN et s'oppose aux accords de libre-échange transatlantiques. Depuis 2002, il préside par ailleurs l'Association mondiale des populations des montagnes.
Jean Lassalle se rend à deux reprises en Syrie en pleine guerre civile, en novembre 2015 puis en janvier 2017. Ce second déplacement, au cours duquel il rencontre le président syrien Bachar al-Assad, suscite une vive controverse en France ; il déclare alors ne pas être en mesure de juger si les actions de ce dernier sont bonnes ou mauvaises. En novembre 2021, il apporte son soutien à la demande d'asile du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange.
Jean Lassalle fonde son mouvement Résistons ! en octobre 2016 en vue de l'élection présidentielle de 2017. Sa candidature est validée par le Conseil constitutionnel le 18 mars 2017. Il obtient au premier tour 435 301 voix, soit 1,21 % des suffrages exprimés, se classant septième sur onze candidats, au terme d'une campagne dont le coût, inférieur à 250 000 euros, est le plus faible de tous les candidats. Il ne donne pas de consigne de vote pour le second tour.
Il annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2022 le 16 mars 2021 et obtient les 500 parrainages nécessaires le 17 février 2022. Il recueille au premier tour 1 101 387 voix, soit 3,13 % des suffrages exprimés, se classant septième sur douze candidats. Sa campagne est marquée par la diffusion d'une vidéo dans laquelle il documente son abstention dans sa propre commune, en infraction avec le code électoral, ce qui conduit le Conseil constitutionnel à annuler son vote ; il présente ses excuses aux habitants et accepte les éventuelles sanctions.
Jean Lassalle se situe au centre, voire au centre droit de l'échiquier politique. Il défend une ligne consistant à « protéger sans interdire » s'agissant des espaces naturels, milite pour le développement rural et la préservation de l'agriculture de montagne, et se présente comme le défenseur des « invisibles » et des territoires ruraux délaissés.
En octobre 2017, Julia Castanier, alors directrice de la communication du Parti communiste français, accuse Jean Lassalle d'attouchements déplacés survenus alors qu'elle avait 25 ans, à l'Assemblée nationale. D'autres témoignages relatifs à des propos sexistes et à des comportements inappropriés sont ensuite publiés par Mediapart. En avril 2018, le directeur de l'École normale supérieure Paris-Saclay, Pierre-Paul Zalio, se plaint également d'un comportement inapproprié de sa part envers deux vice-présidentes de l'établissement. Jean Lassalle dément catégoriquement l'ensemble de ces accusations, aucune plainte n'ayant alors été déposée à son encontre.
En juillet 2023, une enquête préliminaire est ouverte à son encontre pour viol et agression sexuelle, portant sur des faits anciens remontant à 2010. Cette enquête est classée sans suite le 29 mars 2024.
Après vingt ans de mandat, Jean Lassalle ne se représente pas aux élections législatives de 2022, invoquant des raisons de santé liées à une opération cardiaque. Il soutient alors la candidature de son frère Julien, qui n'est pas élu. Il se présente de nouveau aux élections législatives anticipées de 2024, provoquées par la dissolution de l'Assemblée nationale, mais est battu au second tour, terminant troisième avec 18,05 % des voix, ce qui met un terme à sa carrière de parlementaire. La même année, il obtient 2,35 % des suffrages lors des élections européennes, sans remporter de siège.
Jean Lassalle est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Un berger à l'Élysée, publié en 2016, et La France Authentique, paru en 2022. En 2023, il participe à l'émission de télé-réalité Les Traîtres, diffusée sur M6, et fait l'objet d'un documentaire du réalisateur Pierre Carles, intitulé Un berger et deux perchés à l'Élysée ?. En 2024, ses fils lancent la marque de vêtements « Fils de berger », dont il devient l'ambassadeur.
- 1955 - Naissance le 3 mai à Lourdios-Ichère, dans les Pyrénées-Atlantiques
- 1977 - Élu maire de Lourdios-Ichère à 21 ans, en mars
- 1982 - Élu conseiller général des Pyrénées-Atlantiques
- 1988 - Devient suppléant du député RPR Michel Inchauspé
- 1989 - Devient président du Parc national des Pyrénées, jusqu'en 1999
- 1991 - Vice-président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques, jusqu'en 2001
- 2002 - Élu député de la 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques ; devient président de l'Association mondiale des populations des montagnes
- 2003 - Chante « Aqueros Mountagnos » à l'Assemblée nationale en juin pour défendre la gendarmerie du tunnel du Somport
- 2006 - Grève de la faim de quarante jours, du 7 mars au printemps, contre la délocalisation de l'usine Toyal dans la vallée d'Aspe
- 2007 - Réélu député à l'occasion de la seule triangulaire de l'élection
- 2010 - Devient vice-président du MoDem, jusqu'en 2016
- 2012 - Réélu député avec 50,98 % des voix au second tour
- 2013 - Traversée de la France à pied, d'avril à décembre, plus de 5 000 kilomètres, collecte des « cahiers de l'espoir »
- 2014 - Remise des cahiers de l'espoir au président de la République et aux présidents des deux chambres, le 22 avril ; tournée dans douze pays européens
- 2015 - Premier voyage en Syrie, en novembre
- 2016 - Publication d'Un berger à l'Élysée ; fondation du mouvement Résistons !, en octobre
- 2017 - Second voyage en Syrie et rencontre avec Bachar al-Assad, en janvier ; candidature à l'élection présidentielle, 435 301 voix (1,21 %, 7e sur 11) ; réélu député ; port d'un gilet jaune dans l'hémicycle en novembre
- 2021 - Annonce de sa candidature à l'élection présidentielle de 2022, le 16 mars ; soutien à la demande d'asile de Julian Assange en novembre
- 2022 - Candidature à l'élection présidentielle, 1 101 387 voix (3,13 %, 7e sur 12) ; annulation de son vote par le Conseil constitutionnel pour infraction au code électoral ; ne se représente pas aux élections législatives, pour raisons de santé ; publication de La France Authentique
- 2023 - Ouverture d'une enquête préliminaire pour viol et agression sexuelle sur des faits de 2010, en juillet ; participation à l'émission Les Traîtres sur M6
- 2024 - Classement sans suite de l'enquête préliminaire, le 29 mars ; défaite aux élections législatives anticipées, troisième avec 18,05 % des voix, mettant fin à sa carrière parlementaire ; 2,35 % aux élections européennes ; lancement par ses fils de la marque « Fils de berger »
En bref
- Naissance
- 3 mai 1955 à Lourdios-Ichère (71 ans)
- Formation politique
RPS- Fonction actuelle
- Député·e de la 4e circonscription du 64
- Mandats en cours
- 1
Source : SensPo (biographie et mandats) synchronisé le
Positions sur les grands sujets
Les positions de long terme de la formation à laquelle la personne est rattachée, axe par axe, d’après l’analyse de SensPo : la position reformulée, ses principes, les faits de contexte et les sources. Elles ne sont pas automatiquement celles de la personne : une candidature peut s’écarter de la doctrine de sa formation.
Informations pas encore publiées.
SensPo n’a pas encore publié la doctrine de RPS.
Programme de la formation
Les propositions ci-dessous sont celles de la formation à laquelle la personne est rattachée. Elles ne sont pas automatiquement les siennes : une candidature peut s’écarter du programme de sa formation.
Programme pas encore publié.
RPS n’a pas encore publié son programme.
Sondages
Aucune des douze dernières enquêtes de premier tour du cycle 2027 relevées par SensPo ne teste Jean Lassalle.
Voir toutes les enquêtesSources et corrections
Chaque information de cette fiche indique son producteur et sa date. Une donnée absente est signalée comme absente : elle ne vaut jamais zéro.
Source : Statut de candidature : SensPo vérifié le
Source : Biographie et mandats : SensPo synchronisé le
Source : Propositions de RPS : SensPo
Historique des mises à jour
- — Candidature mise à jour par SensPo (statut et source)
- — Biographie et mandats synchronisés par SensPo
Des sources. Une méthode. De la transparence.